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© Sandy Korzekwa
 

bleu
magali milian & romuald luydlin
La ZAMPA (france)

samedi 10 juin à 17:00
à l'église saint-étienne

durée : 50 minutes

tarif unique à 10€

 

++ bord de plateau ++

 

Chorégraphie Magali Milian, Romuald Luydlin
Avec Magali Milian, Anna Vanneau
Musique Marc Sens
Création et régie son Valérie Leroux
Création et régie lumière Denis Rateau
Costumes Lucie Patarozzi
Scénographie Magali Milian, Romuald Luydlin, Denis Rateau
Construction structure Atelier du théâtre de Nîmes
Remerciements Atelier Tuffery, jeans made in France depuis 1892

Production La Zampa.
Coproduction Uzès danse CDC, Collectif En Jeux, Scènes Croisées - scène conventionnée de Lozère, Théâtre de Nîmes - scène conventionnée pour la danse contemporaine, Le Périscope Nîmes, Les Sept Collines - scène conventionnée de Tulle, ICI - CCN de Montpellier - direction Christian Rizzo dans le cadre du programme « résidence croisée ».
Accueil en résidence Théâtre L’Albarède Ganges, Théâtre du Centre Français de Berlin, Le Périscope Nîmes, Les Sept Collines - scène conventionnée de Tulle, Montpellier Danse, L’Atelier des Songes Mende.
Ce spectacle reçoit le soutien de Réseau en scène Languedoc-Roussillon dans le cadre de son accompagnement au Collectif En Jeux.

La Zampa est subventionnée par la Drac Occitanie au titre de l’Aide aux compagnies conventionnées, par la région Occitanie Pyrénées-Méditerranée et par le département du Gard.

 

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Avec cette nouvelle création, Magali Milian et Romuald Luydlin nous invitent à expérimenter l’abstraction et à goûter « au plaisir d’entrer dans les profondeurs », pour reprendre leur expression. Car si la couleur bleue est bien leur point de départ, leur ambition n’est pas de vous emporter dans l’immensité d’un ciel sans nuages ou de vous faire humer la douceur d’une lavande : ils préfèrent envisager leur bleu comme une ultime respiration avant le noir.

À la fois cachés et exposés à l’intérieur d’un étroit cube de tulle foncé, deux corps dérivent de métamorphose en métamorphose. Dans une forte proximité avec le public, ils jouent avec les matières et les chairs, le tangible et l’à peine perceptible…

Plus troublant et mystérieux que sombre et inquiétant, leur bleu profond dessine un autre espace-temps, résolument pluriel et contrasté. Une expérience des sens. Une troublante immersion. Aussi inspirante qu’aspirante.

Magali Milian and Romuald Luydlin’s new creation invites viewers to experience abstraction and taste the pleasure of entering into the depths. Though blue is the point of departure, it is no cloudless sky or sweet fragrance of lavender. For them blue is the ultimate breath before darkness in this dance in another space-time where two dancers metamorphose in close proximity to the audience.

Entretien

Quel est le point de départ de BLEU ?
Magali Milian : L'envie d'une écriture basée sur une forme de commencement. Nous avions cette intention un peu difficile à nommer de vouloir, avec ce projet, se situer là où l'image apparaît, on ne sait pas quoi, mais quelque chose commence, prend forme, et le temps et le regard se chargent de le nommer... C'est comme ça que le bleu dans son apparition nous a intéressé. (...) Ce désir d'une émergence un peu immatérielle a très vite impliqué une réflexion autour du format particulier qu'il fallait pour que ce type d'envie se matérialise. Nous souhaitions également que ce projet existe et circule dans des lieux nouveaux pour nous. (...) En 2011, nous avons créé Requiem. Cette pièce a eu la chance de jouer dans des lieux insolites, voire improbables. Mais qui dit lieux différents (hors des théâtres), dit aussi à chaque fois une adaptation scénique complexe et un rapport au public à retrouver pour chaque lieu. (...) Avec BLEU, nous voulions revenir à ce type d'expérimentation mais cette fois avec un objet réellement pensé, en termes de dispositif, pour trouver sa place dans de nombreuses configurations, et nous permettant de poser un objet chorégraphique dans des lieux peu visités par la danse contemporaine, tout en cherchant une forme de proximité avec le public.

Et quelle est la particularité de ce dispositif, précisément ?
Magali Milian : Il fallait que ce dispositif puisse fonctionner hors cadre, et donc qu'il soit une scène en lui-même. Nous voulions également qu'il puisse concentrer les regards, l'attention. Et qu'il puisse à la fois contenir et faire émerger les images. Car il nous paraissait important que cette question de l'émergence du bleu, son bouillonnement, son épaisseur, trouve une résonance dans le dispositif choisi. C'est ainsi que nous est venue l'idée d'une boîte en tulle noir de trois mètres sur quatre. Une forme géométrique à l'allure de monolithe, à la fois opaque et transparent.

Pourquoi ce tulle entre public et danseurs, cette sorte de barrière en somme, alors que vous voulez travailler avec la proximité ?
Magali Milian : Ce tulle noir permet d'avoir une surface fermée mais pas enfermée. Il permet d'avoir un filtre pour écrire la lumière et travailler les matières. Il permet de jouer avec les perceptions et d'amener une distance avec le réel : accélérer l'imaginaire du public en fait. (...) Mais il peut aussi, selon les angles et les intensités de lumières, disparaître totalement. Une proximité très crue avec le public est alors possible... Par l'utilisation du tulle, la notion de barrière dont vous parlez devient en fait très élastique : un mouvement indispensable pour le regard.

La pièce qui se déroule dans ce cube noir, vous l'avez intitulée BLEU... Pourquoi ce choix ?
Magali Milian : À cette question, la meilleure réponse serait cette phrase de Gaston Bachelard : D'abord il n'y a rien, puis il y a un rien profond, ensuite il y a une profondeur bleue. (...) Nous voulions également un titre simple, qui puisse être une porte d'entrée, une invitation...

 

 

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