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© Martin Colombet
 

urge
david wampach
achles (france)

artiste associé

jeudi 15 juin à 22:00
au jardin de l'évêché

durée : 55 minutes

tarif unique à 10€

 

Chorégraphie David Wampach
Danse et jeu Marie-Bénédicte Cazeneuve, Patrick Schmatzer (remplacement de Mickey Mahar), Bryan Campbell (remplacement de Olivier Muller),
Lola Rubio, Tamar Shelef,
David Wampach

Assistant à la chorégraphie Olivier Muller
Costume Rachel Garcia
Lumière Minna Tiikkainen
Régie générale Gaëtan Lebret
Régie lumière Sylvain Rausa
Collaboration artistique Aina Alegre, Youness Anzane, Mikko Hynninen, Dalila Khatir, David Marques,
Olivier Muller, Anne Elodie Sorlin, Christian Ubl

Production déléguée Association Achles.
Coproduction Le Cratère - scène nationale d’Alès, Festival Montpellier Danse 2015 - en résidence à l’Agora, cité internationale de la danse, Kyoto Experiment, Künstlerhaus Mousonturm, Le Phare - CCN du Havre Haute Normandie, Musée de la Danse - CCN de Rennes et de Bretagne, CCN de Nantes dans le cadre de l’accueil studio.
Avec le soutien de l’ADAMI, CND - un centre d’art pour la danse, accueil en résidence.

L’Association Achles est subventionnée par la préfecture de région Occitanie - Drac, par la région Occitanie / Pyrénées Méditerranée au titre de l’aide à la compagnie conventionnée et la Ville de Montpellier.

Elle est régulièrement soutenue par réseau en scène Languedoc-Roussillon et l’Institut Français dans le cadre du dispositif d’aide à la mobilité.

 

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Avec URGE (désir, pulsion, en anglais), David Wampach plonge au cœur des humeurs humaines, qu’il s’agisse d’états d’âme ou de fluides corporels. En ressort un étonnant sextet, à la fois frénétique et jubilatoire, où il est avant tout question d’une mise en abîme des rapports humains et une interrogation plurielle sur la notion de regard.

Une muraille métallique, en arc de cercle, s’impose en fond de scène. Un corps s’avance sur ce plateau aux intonations d’arène. Les membres en tension, la bouche ouverte, il vient rompre le silence et semble nous interpeller. Aucun mot pourtant : seuls des sons de glotte et de langue. Cette image puissante est rapidement décuplée par l’arrivée d’un deuxième corps, puis de deux autres encore. Peut alors commencer un éclectique jeu de rencontres et d’observation, d’une grande liberté, entre pulsions retenues et assouvies.

Tableau exponentiel, URGE déploie lentement un vocabulaire emprunt de burlesque. Loin de chercher à offusquer, cette écriture entend davantage mettre en mouvement notre position d’observateur. Une expérience, un paysage, résolument déroutants, qui transpirent tout à la fois le trouble, l’apaisement et l’exaltation.

A metallic wall arches across the back of the stage, a dancer surges forward, mouth open, body tense. No words, just sounds, as other dancers join in in an eclectic play on encounter and observation, total freedom amidst pulsions both sated and withheld. URGE slowly unfolds vocabulary borrowed from burlesque and creates an experiment, a landscape that soothes, exalts and troubles the observer.

Entretien avec David Wampach

Quelle est l'origine de ce projet, URGE ?
La pulsion, le désir, l'excitation. Et aussi la question des humeurs, que ce soient nos liquides corporels ou nos dispositions affectives. Dans le développement chorégraphique, nous avons travaillé sur le processus d'excitation et non pas sur son résultat, son aboutissement. J'ai réalisé que tout ce qui se construisait au plateau était relié aux notions de désir et de pulsions.

Il y a quelque chose de très buccal dans le travail des corps.
Nous utilisons beaucoup la bouche, c'est vrai. Elle nous sert à faire tellement de choses, notamment à communiquer, à manger et à respirer. (...) Le sexuel est bien sûr inclus dans les questions de désir et de pulsions que nous abordons, mais ce n'est pas du tout le centre du projet. C'est pour cela que je ne voulais pas que les sexes soient montrés, même si d’autres parties du corps le sont. Le propos est beaucoup plus large.

Comme dans VEINE (que vous présentez également cette année à Uzès), on retrouve la notion d'intérieur et d'extérieur. Dans la scénographie notamment, avec cette espèce de rempart qui traverse le fond de scène.
La pièce travaille autour des rapports humains, des relations qui se font et se défont. Une mise en abîme, un jeu d'observations que vient souligner la scénographie en forme d'une arène, qui pourrait aussi évoquer, ou pas – libre à chacun – la lampe d'un phare : que ce dispositif puisse également être un objet lumineux. Un phare, une alerte, une balise, un appel à trouver son chemin.

 

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